Aérosolthérapie

Définition

L’aérosolthérapie est la projection dans les voies respiratoires d’un micro-brouillard de substance volatiles, médicamenteuses ou non.

Cadre législatif

  • Aérosol non médicamenteux : Soin infirmier sur rôle propre : art. R.4311-5 décret 2004-802 du 29/07/2004
  • Aérosol médicamenteux : Soin infirmier sur prescription médicale : art. R.4311-7 décret 2004-802 du 29/07/2004

Objectifs

  • Fluidifier les sécrétions bronchiques.
  • Humidifier les voies respiratoires.
  • Bronchodilater.

Indications

  • Encombrement bronchique : fluidifier des sécrétions bronchiques pour faciliter leurs évacuations.
  • Bronchospasme.
  • Désinfection des voies respiratoires supérieures (sinusite, pharyngite, rhino-pharyngite), des voies respiratoires inférieures, des alvéoles pulmonaire.
  • Adjuvant de la kinésithérapie.

Matériel

  • Nébuliseur avec masque.
  • Tuyau de raccordement.
  • Source d’oxygène ou d’air comprimé : bouteille, prise murale.
  • Débilitre (L/min).
  • Solution médicamenteuse sur prescription médicale ou eau distillée stérile voire sérum physiologique.
  • Mouchoirs en papier.
  • Réniforme (haricot).
  • Sac à élimination des déchets.
  • Nécessaire à l’hygiène des mains.

Réalisation du soin

  • Vérifier la prescription médicale.
  • Prévenir le patient, lui informer que ce n’est pas douloureux mais bruyant.
  • L’aérosol doit être fait avant la kinésithérapie respiratoire.
  • L’aérosol doit être fait à distance des repas.
  • Installer le patient en position assise, dans l’impossibilité, l’aérosol peut être administré allongé.
  • Vérifier les dates de péremption du matériel et l’intégrité des emballages.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Faire moucher et cracher le patient dans le réniforme.
  • Assembler l’aérosol et mettre la solution dans le nébuliseur.
  • Placer le masque sur le nez et la bouche, vérifier l’absence de fuite.
  • Régler le débit, s’assurer de la formation du brouillard.
  • Faire respirer normalement.
  • A la fin de l’aérosol, réinstaller le patient, le laisser cracher si besoin.
  • Nettoyer le masque et le nébuliseur avec un peu de savon et bien rincer. Jeter et renouveler le matériel tous les jours.
  • Transmission : produit utilisé, heure de l’aérosol, réaction du patient durant le soin (toux, crachat, saturation, fréquence respiratoire).

Risques et complications

  • Inefficacité si fuite.
  • Nausée si aérosol fait à proximité d’un repas.
  • Peur, sensation d’étouffement, d’oppression.

Quel nébuliseur pour un aérosol ?

En tant que soignant, vous vous en êtes aperçu : le matériel médical n’est pas identique selon les marques. Il est donc important de savoir ce qui vous attend, car le fonctionnement n’est pas forcément le même. Nous allons vous éclairer à ce sujet, en nous appuyant sur le matériel d’aerosoltherapie sur realme.fr. À l’heure actuelle, vous aurez le choix entre 3 types d’appareils. Attention, nous ne parlons pas de marque. Il est question de :

  • Le nébuliseur pneumatique : il s’agit ni plus, ni moins d’un nébuliseur mécanique. Pour que cela fonctionne, l’appareil a besoin d’un compresseur pour pousser l’air. Il fonctionne avec un moteur. Celui-ci va alors vaporiser le médicament à l’intérieur des voies respiratoires du patient.
  • Le nébuliseur sonique : cette fois, vous aurez affaire à un nébuliseur qui transforme l’impulsion électrique en vibrations. La vibration sonique est de 100 hertz. Elle va projeter le médicament dans les voies respiratoires. Selon les modèles, le patient peut provoquer lui-même les impulsions, mais pour une question de pratique, elles sont souvent automatiques. L’intervalle est généralement de 15 secondes. Il est préconisé chez les patients qui présentent beaucoup de glaires, et donc, qui ont besoin de fluidifier leurs sécrétions bronchiques. Cela peut donc aider les personnes souffrant de mucoviscidose.
  • Le nébuliseur ultrasonique : C’est le modèle le plus silencieux des 3.  C’est également l’appareil le plus rapide des 3 et donc, le plus coûteux. En effet, le prix affiché dépasse les 1 000 euros. C’est l’idéal pour les patients trachéotomisés ou encore pour les maladies chroniques, comme la mucoviscidose.

Quel que soit le modèle que vous aurez en face de vous, il ne faut pas hésiter à consulter le manuel d’utilisation, si vous avez un doute ou si vous êtes face à un problème quel qu’il soit. Vous pourrez également trouver une solution sur internet, si vous n’êtes pas en possession du livret. 

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